Jeune diplômée

Humeurs

Chers lecteurs,

Il y a maintenant des semaines que je réfléchis à l’article que je vous propose aujourd’hui. Je ne savais pas comment aborder la chose, et tout n’était pas très clair dans ma tête. Je voulais vous parler de mes premiers pas de jeune diplômée… Ou, plus précisément, de mes regrets.

Il faut d’abord que je vous raconte brièvement mon parcours. Après un bac ES obtenu en 2009, j’ai fait 6 ans d’études supérieures. Une année en classe préparatoire littéraire, puis un cursus de 5 ans à l’IEP d’Aix-en-Provence (dont une année de stage en entreprise) qui m’a permis d’obtenir un Master 2 en Affaires publiques, et bien sûr le fameux diplôme de Sciences Po, en 2015.

Ensuite, tout s’est décidé très vite, en quelques semaines. Je n’ai jamais su, de façon catégorique et éclairée, quel métier je voulais faire « plus tard ». Bien sûr, j’ai toujours eu un goût marqué pour la rédaction, mais sans que je puisse l’associer à tel ou tel métier. J’ai justement choisi Sciences Po car ce cursus est tellement généraliste qu’il m’a permis de repousser le moment où il faudrait « choisir ma voie ».

Finalement, à la fin de mon master, il m’a fallu prendre une décision, et j’ai choisi celle qui me paraissait la plus raisonnable : passer les concours de la fonction publique. La perspective d’un salaire intéressant et d’un emploi à vie me rassuraient énormément. J’ai donc travaillé dur pour préparer ces concours, et j’ai réussi.

Cela fait aujourd’hui presque deux ans que je suis cadre dans la fonction publique. J’ai découvert un autre monde, très différent des clichés que l’on en a (oui, je travaille plus de 35 heures…). Malheureusement, je me suis très vite rendue compte que mon travail ne me convenait pas, que je n’étais pas heureuse et encore moins épanouie. Mais j’ai un salaire, un toit, je suis totalement indépendante financièrement et n’ai pas à me soucier de la précarité. C’est un luxe dont je suis pleinement consciente.

Mais voilà, je trouve cela triste de me lever chaque matin pour un métier qui m’angoisse énormément et n’est pas fait pour moi.

J’ai l’impression d’avoir été tiraillée sans cesse entre deux injonctions qui, dans mon cas, se sont révélées contradictoires : « trouve ta voie, et tu n’auras plus jamais l’impression de travailler », et « assure-toi de gagner ta vie convenablement et de trouver vite un CDI ».

Aujourd’hui, j’ai beaucoup de regrets. J’ai voulu faire au mieux, en me sentant redevable vis-à-vis de mes parents qui m’ont permis de faire de belles études passionnantes et que j’ai adoré. J’ai voulu faire ce qu’on attendait de moi et le plus vite possible. J’ai réussi un concours difficile, j’ai un beau salaire et des responsabilités, mes parents sont fiers de moi. Je culpabilise de ne pas me sentir heureuse et épanouie, alors que tant de personnes galèrent à trouver ne serait-ce qu’un CDD.

Peu à peu, je commence à penser secrètement à une reconversion professionnelle. Je me suis rendue compte que mon attrait pour la rédaction peut correspondre à certains métiers, même dans la fonction publique.

En parallèle, mes activités sur Internet (blog, youtube, réseaux sociaux…), depuis maintenant quatre ans, m’ont fait découvrir un autre métier que je ne connaissais pas, mais qui me passionne ! J’apprends petit à petit, « en faisant », et même si je n’ai évidemment pas les compétences de personnes passées par des écoles de communication, j’aime consacrer désormais bon nombre de mes weekends et de mes soirées à m’améliorer et à en apprendre davantage.

Je trouve qu’il est difficile pour un jeune de 18 ans de connaitre sans aucun doute possible sa vocation, et de s’engager dans la voie adéquate pour y parvenir. Il y a cette injonction à trouver SA voie. Quelle pression ! Et en parallèle, l’épée de Damoclès de la précarité si la voie en question n’est pas assez porteuse.

Je ne sais pas si mon article est très clair, j’espère tout de même que vous comprendrez ces regrets. D’ailleurs, votre premier job a-t-il été / est-il épanouissant ? Avez-vous déjà réfléchi ou fait une reconversion professionnelle ? Je suis curieuse !

A très vite,

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65 Commentaires

  1. Elvire

    Tu es tellement jeune… 26 ans.. Tu peux tout à fait te reconvertir si cela est important pour toi. Il s’agit quand même d’un travail, quelque chose où tu passes la majorité de ton temps jusqu’à la retraite. Il faut qu’il tépanouisse. Cela n’a aucun sens d’avoir eu le « luxe » de choisir ses études si à la fin nous faisons quelque chose qui ne nous plaît pas.
    Tu as dit que tu étais indépendant financièrement, alors tu peux faire ce choix là pour toi et voir d’autres voies qui peuvent t’intéresser. Pourquoi ne pas refaire un stage et découvrir autre chose? ou repasser des concours? Il y a beaucoup de formations à distances et DU que les bac+5 peuvent passer. C’est tellement dommage d’avoir des regrets à 26 ans :)) Bon courage et fait ce que tes envies les plus profondes te dictent! La vie est courte, il faut l’apprécier pleinement.

    • Cher Lecteur

      Oui c’est vrai, et pourtant parfois même ces 26 ans me paraissent bien « vieux » 😀 Un grand merci pour ton message, ce sont des pistes de réflexion très intéressantes, je vais regarder cela de plus près. Merci beaucoup 🙂

  2. Je fais actuellement mon premier job en tant que diplômée. Je suis contente que ce ne soit qu’un remplacement d’un mois, car ce n’est pas franchement ma tasse de thé ! ! Mais si on essaie pas, comment sait on que ce n’est pas pour nous ?
    Pour ta reconversion, en mettant des sous de côté etc. tu pourrais t’en sortir. Il s’agit de travailler presque à vie, alors autant le faire avec le sourire !

    • Cher Lecteur

      Hello ! 🙂 Oh eh bien finalement ce job d’un mois t’auras permis de découvrir ce qui n’est PAS pour toi 😉 tu as tout à fait raison, il faut d’abord en faire l’expérience !

  3. C’est tout le problème oui, de ne pas savoir trouver sa voix, c’est super angoissant. Après avec le diplôme que tu as y a p’tet d’autres métiers qui peuvent t’être accessibles qui t’intéresseraient plus, sans avoir à reprendre des études 🙂

    • Cher Lecteur

      Oui tu as raison, je vais d’abord voir si je peux accéder au métier qui m’intéresse, sans avoir à passer par la case études 🙂

  4. Je suis encore dans mes études et j’ai la chance de savoir ce que je veux faire plus tard parce que c’est une vocation, mais je comprends totalement ce que tu vis. Au-delà de se sentir redevable vis-à-vis de nos études et de la société, parfois, on se sent aussi redevable envers nous-même… J’en vois beaucoup qui me disent « On n’a pas fait 5 ans de droit pour finir [insérer un métier en dessous de cadre] ».

    On trime, parce que l’échec est mal-vu et finalement, on se retrouve avec des boulots qui, trop souvent, ne nous plaisent pas. Et en même temps, décidé à même pas 20 ans, de ce que tu vas faire le reste de ta vie… Ça fait un petit peu peur.

    Quoiqu’il en soit, dis toi que tu n’es pas seule. La reconversion professionnelle, peu importe ton âge, ne devrait pas être une tare. Si tu en as envie, que tu en as les moyens et que tu as un job plus épanouissant à la clé, pourquoi pas tenter l’aventure ? On ne vit qu’une fois après tout, tâchons de ne pas gâcher cette vie à être malheureux pour faire plaisir aux autres 🙂

    • Cher Lecteur

      Hello ! Oh c’est tellement bien d’avoir une vocation ! Je te souhaite de tout coeur d’y parvenir ! Pour le reste, je partage totalement ton avis. Merci beaucoup pour ce message très inspirant, je vais y réfléchir sérieusement ! 🙂

  5. Je suis d’accord avec toi : trouver sa voie n’est pas du tout évident. Comment peut-on demander à un ado ce qu’il veut faire plus tard quand cette personne ne se connait pas elle-même ? A cet âge là, on est jeune et on ne sait même pas trop se gérer soi-même et on doit savoir ce qui nous anime dans la vie.

    Certaines personnes ne trouvent même pas leur voie à 40 ans et plus, alors je pense que c’est normal de ne pas savoir quoi faire. Nous ne sommes pas fait pour travailler pendant 50 ans derrière un bureau, la position assise est la pire des positions pour notre corps !

    Tes doutes sont normaux et humains, et je pense que toute personne est un jour passée par cette phase de « je ne sais pas quoi faire de ma vie ».

    • Cher Lecteur

      Oh oui, je suis bien d’accord… aussi bien pour demander à un ado de connaitre sa voie que pour la position assise ! Merci beaucoup pour ton message bien rassurant 🙂

  6. Bonjour Clélia,

    Je ne sais pas quel concours tu as réussi mais je connais la difficulté des concours ayant moi-même passé un concours externe culturel il y a 11 ans (et réussi !) puis un en interne. Je n’avais pas la même problématique que toi car ce concours, je l’avais choisi malgré sa difficulté mais c’est un concours territorial donc j’ai galéré très longtemps pour avoir un travail situé, en plus, très loin de chez moi en région parisienne. Je me suis retrouvée seule et ça a été très difficile.
    Je t’avoue avoir exercé un métier qui me plaisait beaucoup mais qui ne me convenait plus : les horaires, les sacrifices (pour quoi à la fin ??!!), les usagers. J’ai dû passer un concours interne pour gagner 20 euros de plus par mois. J’étais dégoutée du système : pourquoi certains ont de l’avancement en promotion interne et pas moi ? Pourquoi je dois réviser et me sacrifier et pas les autres ? J’ai réussi à avoir une mutation interne et changer complètement de métier avec presque plus de public, plus (dans le sens de nouvelles) de responsabilités, de meilleures horaires pour voir ma famille et m’occuper de mon bébé.
    Ce que je veux te dire c’est de regarder si une mutation interne est possible pour toi (tu es à l’état ?) voire, si vraiment ça ne va pas, de passer un autre concours.

    Bon courage !

    • Cher Lecteur

      Bonjour Melaine ! 🙂 Ah je vois que tu connais aussi la joie des concours administratifs, leur difficulté et la mobilité géographique qui en découle… et de la fonction publique ! C’est chouette que tu aies finalement pu trouver quelque chose qui te convienne en interne ! De mon côté, oui je suis à l’état, en poste depuis un an… peut être un peu trop tôt encore pour demander une mobilité :/ Merci beaucoup à toi ! 🙂

      • Bonjour Clélia,

        Effectivement, c’est un peu tôt. Essaie d’apprendre un maximum pour, dans un an, demander une mutation. Je pense même que, avec de la chance, tu pourrais travailler à la BNF.
        Je sais qu’en ce moment, ils cherchent des catégories A – A+ en bibliothèque à la mairie de Paris mais cela veut dire de laisser ta place d’état et Dieu sait qu’une place d’état est précieuse (j’ai longtemps couru après ce Saint Graal) et surtout cela signifie que tu seras coincée at vitam eternam à Paris.
        Surtout, si tu as besoin de parler, je suis là.

        COURAGE !!

        Mélaine

  7. Hello !
    Je trouve ton article très intéressant. Personnellement, passer les concours de la fonction publique ne m’a jamais attiré. Bien sûr il y a la sécurité de l’emploi, mais pour avoir travaillé dans le public en tant que contractuel, je voyais bien que des personnes étaient « mises au placard » sans arrêt.
    Comme toi j’ai su très tard ce que je voulais faire, après ma licence en traduction. Je me suis orientée vers de la communication et du marketing. Après mon master j’ai trouvé un CDD (dans le public) dans l’événementiel. Ca ne me plaisait pas et j’ai démissionné. En septembre je pars pour une année d’alternance en webmarketing, c’est ça où le chômage de longue durée !
    En soi ce n’est pas une reconversion professionnelle, mais je pense qu’il faut suivre ses envies et ne pas culpabiliser. Si tu n’es pas heureuse, il ne faut pas chercher plus loin. Tes proches comprendront tout à fait si tu sais leur expliquer ! On vit pour soi-même avant tout.
    Bon courage pour la suite !
    Claire

    • Cher Lecteur

      Bonjour Claire ! 🙂 Oh géniale pour l’alternance, dans un domaine hyper intéressant en plus ! J’espère que ça te plaira 🙂 Merci beaucoup pour ton soutien et tes encouragements !

  8. Coucou Clélia, quel sujet intéressant et vaste.. Il me parle beaucoup car ça restera l’un de mes plus grands regrets également. A l’âge où tes désirs se heurtent à la réalité je n’ai pas pu/su aller vers une formation qui me plaisait. J’ai erré à la fac pour ne pas lâcher le système scolaire et accumulé les petits jobs pour subvenir aux dépenses quotidiennes afin avoir un semblant d’indépendance. Si j’avais su que le temps passait aussi vite, si j’avais étais mieux informée, si j’avais plus économiser.. Avec des si on referait le monde ! Aujourd’hui je cherche un travail qui m’apporterait un salaire convenable pour m’épanouir à travers d’autres horizons ( les voyages ). Mais là encore je sais que je ne tiendrais pas sur du long terme, car comme tu le dis, il y aura toujours cette injonction de trouver sa voie qui planera au-dessus de moi..
    Bon je ne vais pas m’étaler là-dessus mais je me rends copte que ça serait un sujet très intéressant à développer sur le blog 🙂

    Des bisous à toi et bon courage pour trouver les réponses à tes questions 🙂

    • Cher Lecteur

      Bonjour Carmen ! Oh je suis triste de lire ton témoignage et de découvrir ta déception… je m’y reconnais d’ailleurs beaucoup ! J’espère que tu développeras le sujet sur ton blog, ça m’intéresse énormément ! En espérant te voir trouver la fameuse voie du bonheur, ou en tout cas quelque chose qui s’en rapproche 😉

  9. Coucou Clélia,
    Merci de partager ton expérience avec nous sur ce sujet, plus que délicat.
    J’ai énormément de regrets aussi par rapport à mon cursus scolaire. Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire et pour plusieurs choix de directions, j’étais bien trop jeune pour me projeter.
    Du coup, j’ai fait mes générales que j’ai réussi sans problème puis j’ai fait des études de tourisme parce que c’était dans les moyens de mes parents et pas trop loin de ma campagne. Mais je me retrouve aujourd’hui avec un diplôme que je n’aime pas et surtout, je galère complètement à trouver un travail.
    A 28 ans et avec le recul, je sais maintenant quelle voie j’aurai du prendre mais à 15 ans, quand il faut choisir sa dominante à l’école, on est bien trop jeune pour savoir si on a pas de vocation.
    Bref, je te comprends totalement et je t’envoi plein de courage pour trouver l’épanouissement dans le travail 🙂
    Gros bisous!

    • Cher Lecteur

      Bonjour Alexandra 🙂 Oh je suis navrée d’apprendre que tu as toi aussi des regrets quant à la voie que tu aurais aimé suivre… Peut être il y a t il des moyens d’y parvenir autrement aujourd’hui ? En tout cas je suis totalement d’accord avec toi, impossible à 15 ans de savoir quel est son métier (à moins d’avoir une vocation, mais c’est très rare…)
      Merci d’avoir partagé ton expérience 🙂

      • Merci pour ta réponse Clélia 🙂
        En Belgique, il n’existe pas beaucoup de moyen de changer de voie à part les études (pas de système de concours,…). Je garde dans un coin de ma tête le projet de refaire des formations afin d’aller plus dans le sens de ce que j’aime bien sur. Mais pour le moment, je cherche du travail avant tout parce que j’ai besoin de travailler avant de me projeter dans un changement de voie.
        Enfin, la vie me réservera peut-être de jolies surprises, il faut garder espoir 🙂
        Gros bisous <3

  10. Quel est ton métier ?

    Alors moi j’ai très très mal vécu mon entrée dans la vie active, en 2009 après m’être éclatée dans mes études de droit social.
    Finalement j’ai été juriste 1 mois et demi, puis j’ai fait du recrutement et je suis consultante en système d’information. On a plusieurs vies professionnelles, ne regrette rien.
    Maintenant je vais partir en voyage qq mois , et réfléchir à la suite, car mon boulot n’est pas encore au top de mes désirs !

    • Cher Lecteur

      Bonjour Aurore ! Je travaille dans la fonction publique, côté administratif 😉 Waouh effectivement tu as eu plusieurs vies professionnelles, c’est motivant ! J’espère que tu trouveras quelque chose qui te convient !

  11. Salut Clélia !

    Ton article fait écho à ce que je vis depuis que j’ai terminé mes études. J’ai obtenu un master 2 en Ressources Humaines dans une école de commerce et même si je ne regrette pas mon choix, je savais qu’en prenant cette voie, je sacrifiais mes rêves sur l’autel du pragmatisme. Mon travail ne me déplaît pas mais j’aurais aimé tenter ma chance dans l’édition. Je suis passionnée de lecture depuis que je suis toute petite et j’ai aussi validé une licence de lettres modernes avant de me réorienter.
    Seulement, les postes sont tellement rares dans ce secteur que j’avais peur de ne pas trouver de travail. Je n’ai toujours pas de CDI, mon salaire ne reflète absolument pas mon niveau d’études mais je n’ai jamais longtemps galéré pour signer un contrat (minimum 6 mois).

    Je pense aussi que nous avons tendance à idéaliser un métier que nous ne connaissons pas. La réalité est souvent moins belle que dans notre imagination. Il n’existe pas de métier idéal, chacun a ses avantages et ses inconvénients. Le plus important est de ne pas se rendre malade à cause de son travail. Si c’est le cas, mieux vaut changer d’entreprise ou se reconvertir. Je suis peut-être cynique mais je ne pense pas que l’épanouissement professionnel existe vraiment. Nous sommes tellement peu à vivre de notre passion et encore faut-il pouvoir payer ses factures … Décrocher un poste qui nous correspond (à peu près) peut être un chemin long et semé d’embûches mais rien n’est impossible, dans la limite du réaliste (je préfère nuancer).

    En tout cas, je comprends parfaitement ce que tu vis et espère que tu trouveras des réponses à tes questions. Je souhaite aussi longue vie à ta chaîne que je suis depuis quelques années.

    A+

    • Cher Lecteur

      Hello ! 🙂 Oh ton parcours est très intéressant ! Ne t’en fais pas pour l’édition, je suis persuadée qu’avec tes diplomes il est possible de trouver une façon d’y entrer petit à petit. Courage ! Je partage totalement ton avis, le métier idéal n’existe pas… Pour moi le plus important est de ne pas partir le matin la boule au ventre. Un grand merci à toi pour ton message et tes encouragements, ça fait du bien 🙂

  12. Alala comme je te comprends ! J’ai aussi pas mal de regrets, j’ai beaucoup erré après le bac, je me suis vite lassée de mes études, du coup j’ai privilégié une formation courte, voire ultra rapide, pour me mener au métier que je pensais avoir toujours voulu exercer : libraire. J’ai eu la chance de trouver du boulot à la sortie de l’école, cependant au bout de 4 ans, entre les clients insupportables, les difficultés à m’entendre avec mon ex-responsable, et le mini-mini salaire du libraire, j’ai eu envie de faire autre chose.
    Mais je ne sais pas quoi ! j’ai envie de plus de concret et d’authenticité, mais aussi d’être tranquille à travailler chez moi, en choisissant mes horaires.
    Du coup je crois que ce métier rêvé n’existe pas.
    Dans chaque emploi il y a des côtés négatifs, et l’injonction « fais un travail qui te plait et tu n’auras pas l’impression de travailler » est vraiment culpabilisante parce qu’à la seconde où tu commences à voir les aspects négatifs, tu te dis que tu ne devrais pas penser ça.

    Personnellement j’ai du mal à envisager une reconversion totale parce que je ne me sens pas de reprendre des études ou une formation et aujourd’hui, on ne s’improvise pas {tel métier}, il faut systématiquement en repasser par une formation souvent coûteuse et qui prend du temps.
    Je suis assez découragée, et j’envisage de rester libraire, mais de mieux choisir les entreprises dans lesquelles je devrais postuler.

    Je suis un peu triste de ne pas avoir une capacité à faire des études longues, parce que du coup je me retrouve à faire un métier qui est finalement assez mal reconnu financièrement (on parle d’un taf où on fait de tout : de la manutention et réception d’ouvrages quotidienne physiquement et informatiquement, de la gestion, du commerce, du conseil, on propose un service et ceci dans des délais courts car il faut satisfaire une clientèle de plus en plus pressée pour contrer Amazon et compagnie… en fait c’est vite aliénant !) et qui me laisse peu de marge de manoeuvre pour envisager autre chose sans repasser par la case étude (en gros je ne peux faire que de la vente en magasin ce qui est assez limité)

    Et puis en plus, aujourd’hui on a presque TROP de choix : avant les gens faisaient le métier qu’on leur transmettait, de nos jours on peut faire ce qu’on veut (dans la limite de nos capacités évidemment) et finalement c’est assez angoissant quand on n’arrive pas à trouver sa voie !

    Je te souhaite bon courage, ce sont des questions difficiles à résoudre car elles impliquent un grand changement et une remise en question importante.

    • Cher Lecteur

      Hello ! Merci beaucoup pour ton témoignage. Effectivement le métier de libraire a tendance à être sacralisé, je te crois sur parole quand tu évoques ces aspects négatifs et surtout pas faciles du tout à gérer au quotidien. Mais effectivement, peut être as-tu eu une mauvaise expérience, et que les choses se passeront mieux dans une entreprise différente, avec d’autres valeurs.
      Encore merci à toi pour ce commentaire, je te souhaite un changement positif 🙂

  13. Je viens de finir la première année à la fac et c’est une question qui m’a beaucoup angoissée aussi. J’ai finalement décidé de faire un cursus par passion (fac de cinéma) et j’ai toujours très peur de ne pas réussir à faire ce que je veux (scénariste). Je n’ai pas envie de faire un prêt étudiant pour me payer une école privée sans avoir la garantie de réussir et les écoles publics ont des concours très difficiles. Malgré tout, je suis heureuse dans les mes études et je préfère attendre de voir ce que la vie me réserve plutôt que de stresser maintenant de peur de ne rien trouver. Et puis, je sais que j’ai choisi un domaine difficile et qui nécessite souvent des contacts.
    En tout cas, c’est un article très intéressant. C’est sympa d’avoir ton avis.

    • Cher Lecteur

      Hello ! Oh je te souhaite très sincèrement de réussir à devenir scénariste ! C’est super d’avoir un objectif comme celui-ci. Je pense que le travail finit toujours par payer. Courage, continue à ne pas stresser et travailler 🙂

  14. Pour ma part j’ai eu un parcours assez chaotique, après un bac S j’ai tenté les études scientifiques, mais elles réclamaient trop d’investissement pour ma mauvaise santé et je me suis rabattue sur quelque chose de plus facile, une licence de langues.
    Bien évidemment j’en paie le prix aujourd’hui et je fais partie des gens dont tu parles dans ton articles, qui galèrent pour trouver ne serait-ce qu’un CDD.
    Aujourd’hui je cherche à me reconvertir mais malheureusement ça demande de l’argent, non seulement car il s’agit d’une reconversion dans un domaine non conventionné mais en plus parce que les organismes comme Pôle Emploi sont très avares en financement.
    Du coup je suis coincée.
    Pour ta problématique je te dirais de ne pas te précipiter dans la reconversion : en effet il n’y a pas de travail pour tout le monde, donc autant commencer par te renseigner sur les financements possibles, les débouchés, etc, pour mieux te fixer et trouver quelque chose qui soit à la fois porteur et épanouissant. C’est un peu bateau ce que je dis mais mine de rien c’est important.
    Par contre, sincèrement, ne te laisse pas influencer par ce que pourraient penser les autres : ils ne se lèvent pas à ta place, ils ne vivent pas ta vie et ne prennent pas tes malheurs. Tu vis TA vie, pas la leur. On ne vit qu’une fois, c’est à toi de décider de ce que tu veux faire de ta vie.

    • Cher Lecteur

      Bonjour ! 🙂 Merci beaucoup d’avoir partagé ton expérience. Effectivement je comprends totalement qu’une reconversion soit quelque chose de très difficile à mettre en place… J’espère de tout coeur que tu trouveras une possibilité. La roue tourne 😉 Je partage totalement ton avis pour ne pas se précipiter. Merci mille fois pour le dernier paragraphe de ton commentaire, ça fait tellement de bien à lire…

  15. Coucou Clélia !
    Je vois totalement ce que tu veux dire quand tu parles de tes études « généralistes ». J’ai personnellement fait 2 de prépa BL (la prépa la plus généraliste qui soit) et je me suis ensuite dirigée vers le droit qui est finalement très généraliste aussi ! J’en suis à Bac +4, il me reste encore quelques années d’études, mais j’angoisse déjà quant à l’après. Il ne se passe pas un jour sans que je me demande (ou qu’on me demande) ce que je veux faire plus tard. Et alors quand je rajoute en plus les contraintes métier épanouissant/bon salaire/avec des perspectives de carrière c’est encore pire.
    J’espère en tout cas pour toi que ces questionnements vont t’être utile et t’envoie plein de courage. Ne te dis pas que 26ans c’est trop tôt pour envisager une reconversion, si c’est ce que tu souhaites, fonce ! J’imagine bien les scrupules que tu dois avoir face à cette décision (quant tu parles de cette petite voix dans ta tête), mais je ne suis sure que cela vaille la peine de les écouter.
    Bon courage à toi !
    Victoire

    • Cher Lecteur

      Coucou Victoire ! Merci beaucoup d’avoir partagé ton expérience, je vois effectivement que nous avons des parcours bien similaires ! Et merci grandement pour tes encouragements 😉 Je te souhaite également de trouver une voie qui te correspond et qui soit épanouissante pour toi. Un grand grand merci et plein de courage à toi !

  16. J’ai l’impression de me lire. Même age, même longues études. Même à 26 je n’ai pas peur de recommencer autres choses car je me suis émancipée de la pression sociale débile qui pèse sur chacun d’entre nous. Je me sens l’esprit à l’anglaise: je ne regrette pas mes études, elles m’ont éduquées, fait grandir mais si je ne travaille pas dans ce domaine, ce n’est pas grave!

    • Cher Lecteur

      Bonjour Elise ! Ah, j’ai l’impression de pas être seule dans ce genre de situation, ça me rassure un peu 😉 C’est super courageux d’avoir su changer de voie ainsi, ta façon de voir les choses est tellement positive et courageuse !! ça me motive beaucoup !

  17. Je pense que si tu veux faire une reconversion, tu dois la faire. Tes parents, normalement, veulent juste que tu sois heureuse. « Normalement » pour être heureux il faut être bien casé, surtout dans le contexte actuel, mais si ça ne te convient pas tu n’as pas à te faire endurer ça. Les études que tu as faites te serviront toujours, même si c’est indirectement elles t’offrent une expérience, ce ne sont pas des « années perdues » : on apprend toujours quelque chose d’utile, même si on ne peut pas le mettre en avant tout de suite.

    • Cher Lecteur

      Hello 🙂 Merci beaucoup pour ces encouragements. Oui tu as vu juste, je partage totalement ton avis… je vais réfléchir à tout cela. Merci beaucoup en tout cas, ça fait du bien de lire ce genre de discours positifs et motivant !

      • De rien ! Ce n’est pas juste un discours positif, c’est exactement comme ça que l’on devrait voir les choses, que la société devrait voir les choses. Un échec n’est pas négatif, un échec ça veut déjà dire que l’on a tenté le coup, alors que plein d’autres n’ont pas essayé… On n’est plus au Moyen Âge où on avait une expérience de vie de 20 ans et où dans ce cas, oui, effectivement, une année c’est sans doute beaucoup. On a le temps, une année ce n’est pas grand-chose, au final… je crois que l’on devrait privilégier le fait d’être heureux selon nos critères et pas selon les critères que les autres projettent sur nous !

  18. J’ai écris il y a 2 mois un article qui ressemble bcp au tient…
    Je crois que c’est le mal de toute une génération en fait. On a eu le bac la même année, on a le même âge, on a envie des mêmes choses. Et je pense qu’on est pas les seules.

  19. Wouah Clélia ton article me touche d’une certaine manière… je me suis arrêtée après mon Bac en 2015 et depuis je suis au chômage sans savoir quoi faire de ma vie. Je me remet sens cesse en question et il est vrai que ma seule priorité pour le moment est de me trouver un boulot, n’importe lequel, au vu qu’il m’apporte un salaire pour avoir un chez moi.

    • Cher Lecteur

      Coucou Aurore ! Oh je suis navrée d’apprendre ta situation un peu difficile, ça ne doit vraiment pas être évident… Mais dis toi que tu as déjà le BAC, tu pourras par la suite suivre une formation qui t’intéresse, quand tu auras trouvé ta voie, ou bien même te former sur le tas ! Garde confiance et courage !!

      • Merci pour ta réponse, ça fait plaisir à lire. Il est vrai qu’elle n’est pas facile mais je me dit qu’il y a pire ^^ Je suis effectivement de voir pour une formation qui j’espère, me mettra dans une branche qui me plaira ! Bon courage à toi, gros

  20. Ce sont des questions difficiles et en même temps, le temps passe vite, la vie est courte et bien trop belle pour ne pas être vécue… Il n’est jamais ni trop tôt, ni trop tard, pour ouvrir un nouveau chapitre. Rien ne dit non plus que le chapitre qu’on ouvre aujourd’hui sera la dernier de notre vie professionnelle. Pour ma part je vogue d’un job à l’autre, au gré de mes envies, de ce qui m’attire, malgré de longues études qui ne m’ont jamais empêchée d’explorer d’autres voies. Écoute ta petite voix, pas celle qui est inquiète mais celle qui rêve pour toi. Bon courage et bonne chance !

    • Cher Lecteur

      Bonjour Charlotte ! 🙂 Oh un grand merci pour ton message… tellement motivant, encourageant, il me va droit au coeur et résonne beaucoup en moi. Merci merci merci 🙂

  21. j’ai exactement le même parcours que toi sauf que j’ai fait l’IEP de Grenoble. je songe à la reconversion car je ne suis pas épanouie au travail (c’est un doux euphémisme).
    je vais avoir 32 ans cet été, et je te prie de croire que cela fait déjà un moment que cela me trotte dans la tête. Je me suis accrochée en me disant que cela me passerait, et également (comme toi) par peur du quand dira t-on et du regard de mes proches. Au final, il me semble que le choix de se reconvertir n’est pas seulement un choix risqué, ou fou, c’est surtout un choix courageux. Combien d’actifs sont malheureux dans leur travail et n’osent pas se réorienter? Tu es jeune, tes diplômes sont récents, tu peux reprendre tes études en t’organisant un peu. Je sais que c’est facile à dire, mais je le pense sincèrement : fonce!

    • Cher Lecteur

      Coucou Olivia ! oh une IEPienne, ça fait plaisir ! Ton témoignage me parle particulièrement, nous avons une situation tellement similaire ! Merci beaucoup pour tes encouragements, je réfléchis beaucoup en ce moment à comment organiser les choses pour pouvoir me reconvertir dans la bonne voie, et sans être à la rue 😉 Je te souhaite de pouvoir également de ton côté trouver un travail plus épanouissant, nous n’avons finalement pas beaucoup d’années d’écart, je suis certaine qu’il y a des possibilités de ton côté aussi 🙂 Merci beaucoup pour ton soutien !

  22. Alix - A tire d'Elle

    Bonjour,
    Merci pour ton article très éclairant. Je suis dans la même situation, master de géo et developpement rural, la voie toute tracée pour les collectivités publiques, les concours de la fonction publique territoriale… Mais je repousse le moment (actuellement en stage de fin d’études) où il me faudra faire ce choix de carrière, me lancer »pour de vrai », parce que je me rends compte que ce n’est pas la vie d’être devant un ordi dans une administration, mais je ne sais pas ceque je veux. Donc je cogite, et ton article m’aide bien à cogiter 😉
    Merci,
    Alix
    http://a-tire-d-elle.blogspot.com

    • Cher Lecteur

      Bonjour Alix ! 🙂 Effectivement, les concours administratifs semblent t’ouvrir les bras… Mais rien n’est figé ! 🙂 Après je pense qu’il peut y avoir des postes très intéressants en territorial, il faut juste bien viser le concours ! Si tu aimes être « sur le terrain » plutôt qu’en bureau, à mon avis il y a des possibilités (mais je t’avoue connaitre très peu les concours de la territoriale).
      Merci à toi pour ce témoignage et j’espère que tu trouveras un travail épanouissant !

  23. Hello Clélia!
    J’ai 29 ans et je me suis « reconvertie » à 25 ans. Après un boulot qui payait bien dans le monde de la finance (mais ce n’était pas déjà ça que je voulais faire en fait dans la vie), je me suis rendu compte que je n’étais vraiment pas faite pour travailler en open space et surtout dans un milieu régie par la productivité et la pression du chiffre. Je n’ai pas du tout regretté de reprendre mes études pour devenir bibliothécaire et aujourd’hui même si je râle souvent et que tout n’est pas toujours rose, je n’ai pas de doute sur mon orientation et je me sens à ma place, en phase avec moi même et c’est le plus important.
    Prends le temps de savoir ce qui te donne envie de te lever le matin (ou du moins ne te fais pas trop rechigner).
    Bisous et courage!

    • Cher Lecteur

      Coucou Amélie ! !) Waouh ton parcours m’impressionne ! quelle belle reconversion, très réussie, se sentir à sa place dans son travail je pense qu’il n’y a rien de mieux. Si ce n’est pas trop indiscret, concrètement, tu as repris de longues études ? Comment s’est passée techniquement ta reconversion ? Merci à toi pour ton témoignage et ce message très encourageant.

  24. Hello Clélia,

    Je me suis beaucoup retrouvée dans ton témoignage : moi aussi j’ai 26 ans, et je sors aussi d’un IEP (Bordeaux) – j’ai eu mon diplôme en 2014, une année avant toi.

    Contrairement à ce que tu écris, j’ai toujours su ce que je voulais faire : journaliste. J’ai fait ça les deux ans qui ont suivi mon diplôme, mais la boîte dans laquelle je travaillais a coulé. Et là, les questions sont arrivées… Parce que forcément, trouver un boulot de journaliste, ce n’est pas facile, et on ne peut pas non plus rester au chômage éternellement (on en a d’ailleurs pas du tout l’envie quand on sort d’un tel cursus !).

    J’ai opté pour un boulot en CDI qui rémunérait bien, me disant comme toi que c’était le « principal ». Je ne m’épanouis pas dedans, loin de là. Et je m’interroge, comme toi. Quand j’exprime mes doutes, j’ai parfois des retours de personnes autour de moi : « mais tu as un job, c’est le plus important’. « On n’est pas forcément habité par son job, mais tu as un salaire, c’est ça le principal ».

    Et si ça ne l’était pas, enfin pas tout à fait, pour notre génération ? Et si on aspirait trop au bonheur et à l’épanouissement personnel pour nous contenter de boulot stables ? Je n’ai pas de réponse à ta question, juste une expérience similaire, quelques pistes de réflexion !

    En espérant que tu trouves ta voie,
    À bientôt,

    Estelle

    • Cher Lecteur

      Bonjour Estelle ! Oh, comme ça me fait plaisir, une lectrice ancienne IEPienne également ! 🙂 Figure toi que journaliste est également le métier que j’aurais rêvé faire… Mais arrivée en Master I je me suis dit stupidement que ce serait trop difficile, alors je suis partie vers les concours administratifs… Ce que j’ai pu être bête ! En tout cas tu as bien fait de suivre cette voie 🙂 Même si évidemment ce n’est pas facile… Effectivement nous semblons être dans une situation bien similaire. Je partage totalement tes pistes de réflexion (hélas je n’ai pas de réponse non plus). En tout cas je te souhaite de tout coeur de trouver par la suite un épanouissement dans ton travail, rien n’est perdu loin de là 😉
      A très bientôt j’espère
      Et un grand merci pour ton témoignage 🙂

  25. Je peux comprendre.. Je ne travaille toujours pas mais j’ai toujours peur de me planter pourtant j’aime mes études mais je ne sais pas je trouve ça terrifiant de devoir faire un choix aussi important sur l’avenir.
    Prends soin de toi ma jolie Clélia et prends les bonnes décisions, il ne sert à rien de te lever le matin avec la boule au ventre même si le salaire est convenable, tu ne mérites pas tant et puis tu n’as pas d’enfant donc tu peux te permettre de repartir de zéro assez facilement, fonces n’aies aucun regret, la vie est trop courte <3

    • Cher Lecteur

      Coucou Marine 🙂 Merci d’être passée par ici et pour ta compréhension. Ne t’en fais pas, je pense que si tu aimes tes études c’est déjà bien parti, continue à suivre la voie qui te passionne ! Tu as totalement raison, merci beaucoup pour ces mots très encourageants pour moi… Plein de gros bisous <3

  26. Carlottaa G

    Salut Clélia! intéressant ton témoignage! je comprends ton dilemme même si mon problème est plutôt le contraire : je n’ai pas fais assez d’études et je passe d’un CDD à l’autre. Le contexte économique est tellement difficile que dans une situation comme la tienne qui peut paraitre privilégiée, il faut quand même peser le pour et le contre. C’est peut être un conseil simpliste mais as-tu fais déjà ce simple tableau « avantages et inconvénients » de continuer ou non à faire ton métier actuel? Et dans ton secteur il n’y a t-il pas moyen de changer de poste mais avec moins de pression? Je ne te connais pas personnellement mais même à travers tes vidéos je vois bien que tu n’es pas quelqu’un qui aime travailler sous pression de résultats et rendements dans des délais très courts (comme moi d’ailleurs) ou du genre à manager toute une équipe (mais je me trompe peut-être). Une chose est sûre, le mal être au travail, est source de beaucoup de maux à la longue si on arrive vraiment pas à trouver une satisfaction quelconque à ce que l’on fait. Certaines personnes sont très satisfaites d’avoir un bon salaire qui leurs permettent de réaliser d’autres rêves ou loisirs même si leur travail est prenant et d’autres aiment leur travail mais sont toujours dans la corde raide financièrement. Et d’autres qui n’en n’ont rien à faire lol ! Mais bon franchement, c’est en ton for intérieur que tu sauras si tu veux changer de métier ou pas et si tu es prête à décevoir un peu tes proches pour çà pour être plus épanouie en contrepartie! Gros bisous et bon courage !

    • Cher Lecteur

      Hello Carlotta ! Un grand merci pour ton message très encourageant. Oui justement comme tu le dis c’est le contexte économique actuel qui me freine beaucoup, ou en tout cas me force à ne pas foncer tête baissée sans avoir pesé le pour et le contre… Oui tu m’as totalement bien cernée, je déteste les coups de pression, et ne me vois pas du tout en manager ! 😉 Gros bisous à toi et encore merci 🙂

  27. coucou clélia,

    Ton article m’a beaucoup intéressée et m’a beaucoup parlé.
    J’ai 22ans et j’ai validé ma deuxième année de licence en lettres modernes option édition. ça me plait beaucoup, j’aimerais être éditeur, ou libraire…
    Ce que je veux te dire c’est qu’avant de « trouver ma voie » j’ai galéré. J’ai fait une prépa en animation 2D qui m’a détruite, emmenée à la dépression, puis j’ai fait une année sabbatique… On ne peut pas forcément trouver vite sa voie ! Ton parcours est différent de la plupart des gens qui bifurquent (ils changent avant d’avoir fini leurs parcours souvent) mais rien ne t’empêche de changer : je pense que ce serait dommage et triste de ne pas le faire. Te vois tu réellement continuer dans une voie qui ne te plait pas jusqu’à la fin de ta vie ? Je suis certaine qu’avec tes capacités et du courage tu pourras te réorienter vers un métier qui te correspondra.

    Avec amitié,
    Léa

    • Cher Lecteur

      Re-coucou Léa 😉 Oh je suis tellement contente pour toi, que tu aies trouvé ta voie, surtout après cette année de prépa qui effectivement a du être vraiment difficile… Mais tu as su rebondir ! Merci beaucoup pour ton message, je vais réfléchir à tout cela. Encore un grand merci, tu me redonnes bien du courage…

  28. Bonjour, ton article me parle beaucoup, car j’ai vécu la même chose. J’ai 27 ans et je viens tout juste de sauter le pas vers une reconversion professionnelle. Ce n’est pas facile de voir la vérité en face, puis d’assumer son choix vis-à-vis de son entourage, mais ça vaut la peine ! Et puis, je me suis rendue compte que quand on assume sa décision et qu’on sait ce qu’on veut, les gens comprennent. Pour ma part, en septembre, ce sera un nouveau départ 🙂

    • Cher Lecteur

      Hello 🙂 Oh quel courage tu as eu, j’aimerais tellement pouvoir en dire autant 😉 Je te souhaite une belle réussite et j’espère que cette nouvelle voie sera épanouissante pour toi. Merci d’avoir partagé ce message plein d’espoir et de motivation pour moi !

  29. Je me rends compte que je reçois les notifications de commentaires mais que mon commentaire n’apparaît pas, est-il passé dans les spams ? S’il faut je pense pouvoir retrouver ce que j’avais écrit.

    • Cher Lecteur

      Pas de problème ton commentaire a bien été reçu, il était en attente d’approbation 😉 Normalement tu devrais le voir ! Dis moi si ce n’est pas le cas 🙂

  30. Elo melo

    bonjour Clélia
    je lis ce billet qui date de bien longtemps , je te laisse ce commentaire sans doute un peu tard 😉
    Dans ma famille c’est très courant d’avoir des jeunes qui font des études incroyables réussies avec brio et de voir ou d’entendre qu’ils s’ennuient qu’ils ne se sentent pas bien dans la voie choisie , c’est là que les mots durs arrivent et les plongent dans un désarroi sans nom …
    Alors la tantine sans baccalauréat , avec un petit diplôme d’aide soignante c’est là disais je que je me lève et que j’hurle ma colère
    je dis a ces jeune s vos études enfin vos capacités devraient vous permettre de quitter le bateau si le voyage ne vous sied pas et de 1 🙂 ensuite … a vous de choisir votre nouvelle route puisque vous avez le nerf de la guerre les finances et de 2 et ensuite je m’adresse aux parents et crois moi je leur en dit parce que tu comprends les voir parfois devenir des Paons qui se pavanent en exibant la jeune fille qui réussi son bachot à 16 entre ne médecine à 18 réussie ala file des études brillants de médecine etc,etc çà fait bien dans les diners ben il se trouve que cette jeune fille rêve d’autres choses et que çà marche super bien pour elle Alors !! ou est le problème grrrrrr!!! et de 3
    si je te raconte tout çà ma jolie c’est pour te faciliter le choix que tu feras , ta famille renaclera un peu sans doute pendant un temps mais Toi …Toi tu seras si bien m^me si ce n’est pas tout simple a priori tun e cherches pas la facilité tu n’es pas bien dans tes fonctions actuelle point barre ..
    voilà mon petit avis 26 ans !! toute la vie et quelle vie 😉 je t’embrasse

  31. laury

    Salut. Je t’écris car tu m’a fais pensé à moi et à ma propre situation.
    J’ai 27 ans dans quelques jours, je travaille comme employée de jeux à un casino, salle de jeux. Je suis croupière entre autre et le travail que je fais depuis plus de deux ans ne me convient pas sur du long terme. J’ai toujours été attiré par l’étranger, je suis déjà parti un an et demi aux USA comme jeune fille au pair. Mais je crois que ma vie est de parcourir le monde, j’ai plusieurs plans pour réussir mais je n’ai aucune certitude que ça marche. Après ce que je compte faire les prochaines années ne me garantis pas de sécurité car ça n’est pas pris en compte pour la retraite. Donc j’avoue que c’est un risque et que certaines personnes vont ne pas me comprendre. Mais je vais quand même essayer avec beaucoup d’incertitude mais j’ai envie de prendre quelques risques.
    J’espère que tu trouveras quelque chose qui te plais 🙂

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